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# Posté le jeudi 15 mars 2007 17:06

Modifié le vendredi 16 mars 2007 21:24

weighted down (the prison song)

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"Qu'est-ce que le Corps-Dharma du Buddha?" (Le Corps-Dharma du Buddha est une autre façon de dire : l'Esprit, l'Etre, le Vide, la Divinité.) Cette question est posée dans un monastère Zen, par un novice plein de sérieux et désorienté. Et, avec la prompte incohérence de l'un des frères Marx, le Maître répond :"La haie au fond du jardin." - "Et l'homme qui se rend compte de cette vérité, demande le novice, d'un ton dubitatif, qu'est-il, lui, si j'ose poser cette question?" Groucho lui applique sur les épaules un coup vigoureux de son bâton, et répond :"Un lion aux cheveux d'or."

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:40

Modifié le jeudi 15 février 2007 05:52

Twelve Dreams of Dr. Sardonicus

Twelve Dreams of Dr. Sardonicus
C'est un pic dans le vieu débat sur la manière dont il faudrait approcher le cinéma. J'me suis souvent opposée à ceux qui n'y allaient que pour le ressenti qu'ils allaient tirer du film, sans forcément beaucoup chercher à comprendre quel message passe derrière la première couche de sentiment pur ; celle à laquelle on se frotte d'abord quand on regarde un film. C'est une question qui me paraît particulièrement pertinente pour certain auteur, comme par exemple, mon grand Pasolini. A quelle transcendance on accède en reliant les films de son oeuvre! En decryptant les références qu'il fourre dans tous les plans! Pasolini m'a comlètement retournée... Mais là pour le coup, c'était autre chose. Oh oh non! Chercher un sens au film aurait été, comme dirait Huxley, singulièrement à côté de la question. Mieux valait entériner le fait que ce serait un film consacré aux émotions, se construisant en ode aux sentiments du spectateurs. Un film de pure subjectivité en somme. Un réalisateur peut-il plus risquer sa peau qu'en s'engouffrant dans ce pari là? J'en suis pas persuadée. C'est tellement dur de se promener sur la crête de l'émotion. Un pas de trop à gauche et les personnages tombent dans la caricature, et le film tombe dans le pathos, et le réalisateur se casse la gueule.
Mais là... ça m'a fichue sans voix, j'avais plus que des larmes. Et une sorte d'émerveillement sans bornes. Pourtant qu'est ce que j'y allais au pif voir ce film ; je connaissais vraiment pas des masses le personnage d'Edith Piaf, mais là, j'étais intimement persuadée que c'était elle. Y'avait pas la Marion Cotillard de d'habitude ; l'autre crevait l'ecran. Dès le début elle portait avec elle une présence spéciale, une voix nasillarde, un sens de la répartie gouialleur, un amour exacerbé du maquillage. "Edith Piaf, qu'est ce que vous nous rapportez d'Amérique? -Un Américain!" Le personnage est exhubérant, excessif, entier, et pourtant, jamais il ne paraît forcé ou exagéré. La vie est constellée de bouts de chaos, de chutes, de deuils ; jamais le film de donne dans le mélo qui décrédibilise. Rien ne dissonne, si ce n'est ce montage un peu "destructuré" (mais la question du montage dans la biopic me paraît assez hardue donc je ne redis rien).
J'ajoute pas d'image du film à l'article parce qu'elles sont toutes moches et qu'Edith Piaf n'a rien de statique.
La Môme

# Posté le jeudi 08 février 2007 03:31

Modifié le jeudi 15 février 2007 05:35

"que fait un bolchevik quand il tombe dans la mer noire?... plouf!" - Salo ou les 120 journées de Sodome

"que fait un bolchevik quand il tombe dans la mer noire?... plouf!" - Salo ou les 120 journées de Sodome
Ce qui est sublime dans cette image, c'est la fusion qui semble se produire entre la nature et les hommes, le ciel et la terre, les esprits et la musique. Comme un idéal à atteindre. Comme l'ampleur que prend l'étendue de notre perception décrite pas Huxley... "Mais, à mesure que je regardais, cette vue effectuée par un oeil de cubiste céda place à ce que je ne puis décrire autrement que la vision sacramentelle de la beauté. Je me retrouvais où j'avais été tandis que je regardais les fleurs -j'étais revenu dans un monde où tout brillait de la Lumière Intérieure et était infini dans sa signification. Les pieds, par exemple, de ce fauteuil -combien miraculeuse était leur tubularité, combien surnaturelle l'égalité polie de leur surface! Je passai plusieurs minutes -ou fut-ce des siècles?- non pas simplement à contempler ces pieds en bambou, mais à être effectivement -ou plutôt à être moi-même en eux; ou, pour être encore plus précis (car le "moi" n'était pas en cause dans cette affaire, non plus qu'en un certain sens, ils ne l'étaient, "eux") à être mon non-moi qui était mon fauteuil."
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Un espoir fou naît en moi à la lecture de ces lignes... il y a du "possible" quelque part dans ce monde. J'en suis profondément convaincue, et les mots me viennent spontanément pour dire que la certitude se fonde. Léa décrivait ainsi cette image :"les spectres des mythes antiques trouvent une issue vers la lumière lors des éruptions magmatiques! uniquement les jours ensoleillés! et alors un peuple du tas de bois les accueille en chantant et en faisant une grande ronde autour du piton jaillit des abysses de la terre, autrefois leur tombeau! ils chantent des prières dans des langages vibratoires et pitch-bending" Les perspecives se jettent à mes pieds comme des vagues et c'est divin, je bouillonne, mais j'enfouis tout en moi en attendant de trouver une oreille attentive, et perceptrice de l'indicible cosmique. J'attends... En me gavant d'art qui pallie à la laideur du reste... j'aime Pasolini! et Cipollina! j'aime aussi les cours de français quand ils sont intéressants et qu'ils me laissent bluffée devant tout ce qu'il y a à comprendre dans une oeuvre.

Clouds...

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 14:16

Modifié le jeudi 07 juin 2007 01:39

Le cinéma est, de tous les arts, le plus important - Vladimir Lénine

Le cinéma est, de tous les arts, le plus important - Vladimir Lénine
"Imagine Grace Slick à Woodstock, magnifique, hurlant devant un million de personnes!...
-Qu'une fille allongée sur son canapé pense à ça aujourd'hui, c'est peut-être encore plus fort...."




On est des maudits du film. Ca doit être écrit quelque part dans les astres.
Mais finalement quelque part j'm'en fout. Parce que. Après avoir estimé notre production géniale puis totalment nulle à chier, j'en suis arrivée au stade où. J'la trouve juste pas mal :)




[ image : les lèvres de Mick Jagger. Décrites en long, en large, et en travers par miss Pamela ]
"INCROYABLE!! Tellement incroyable qu'il fallait que je consigne ça mot pour mot. Et où était Jimmy pendant que je disais "NON" à Mick Jagger? Sans doute en train de baiser une SALOPE!

J'essayais d'être fidèle à mon prince en velours rose qui était sans doute en train d'attacher des filles à des colonnes de lits dans toute l'Amérique."

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 11:58

Modifié le mercredi 10 janvier 2007 12:09