Ce qui est sublime dans cette image, c'est la fusion qui semble se produire entre la nature et les hommes, le ciel et la terre, les esprits et la musique. Comme un idéal à atteindre. Comme l'ampleur que prend l'étendue de notre perception décrite pas Huxley... "Mais, à mesure que je regardais, cette vue effectuée par un oeil de cubiste céda place à ce que je ne puis décrire autrement que la vision sacramentelle de la beauté. Je me retrouvais où j'avais été tandis que je regardais les fleurs -j'étais revenu dans un monde où tout brillait de la Lumière Intérieure et était infini dans sa signification. Les pieds, par exemple, de ce fauteuil -combien miraculeuse était leur tubularité, combien surnaturelle l'égalité polie de leur surface! Je passai plusieurs minutes -ou fut-ce des siècles?- non pas simplement à contempler ces pieds en bambou, mais à être effectivement -ou plutôt à être moi-même en eux; ou, pour être encore plus précis (car le "moi" n'était pas en cause dans cette affaire, non plus qu'en un certain sens, ils ne l'étaient, "eux") à être mon non-moi qui était mon fauteuil."
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Un espoir fou naît en moi à la lecture de ces lignes... il y a du "possible" quelque part dans ce monde. J'en suis profondément convaincue, et les mots me viennent spontanément pour dire que la certitude se fonde. Léa décrivait ainsi cette image :"les spectres des mythes antiques trouvent une issue vers la lumière lors des éruptions magmatiques! uniquement les jours ensoleillés! et alors un peuple du tas de bois les accueille en chantant et en faisant une grande ronde autour du piton jaillit des abysses de la terre, autrefois leur tombeau! ils chantent des prières dans des langages vibratoires et pitch-bending" Les perspecives se jettent à mes pieds comme des vagues et c'est divin, je bouillonne, mais j'enfouis tout en moi en attendant de trouver une oreille attentive, et perceptrice de l'indicible cosmique. J'attends... En me gavant d'art qui pallie à la laideur du reste... j'aime Pasolini! et Cipollina! j'aime aussi les cours de français quand ils sont intéressants et qu'ils me laissent bluffée devant tout ce qu'il y a à comprendre dans une oeuvre.
Clouds...